Anne Paceo Triphase Album « Triphase » (
Fraîcheur, plaisir du jeu et de l’échange, mélodies et thèmes qui restent gravés à la première écoute, la surprise est de taille dans la forêt des productions actuelles. Plus qu’un nouveau Trio, c’est un savant dosage entre trois âmes, trois caractères qui respirent
Hervé Sellin Tentet Album “Marciac
Hervé Sellin, né en 1957 à Paris, fils du trompettiste Pierre Sellin, étudie le piano classique au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dont il sort en 1980 avec un double prix de piano et de musique de chambre. Après être devenu le pianiste attitré de Johnny Griffin, il reçoit en 1990 le prix Django Reinhardt pour ses activités de soliste, compositeur et arrangeur. En 2002, il enregistre « Piazzolla Forever » avec Richard Galliano, avec lequel il enchaîne tournées et des concerts de 2002 à 2006. En octobre 2003, Hervé Sellin est invité par Wynton Marsalis à jouer au Lincoln Center de New York. Leur rencontre donnera naissance à deux très beaux projets, dont le récent album « Marciac- New York express » largement récompensé. Hervé Sellin s'est produit aux côtés de musiciens tels que : Sonny Grey, Eddie « Lockjaw » Davis, Joe Newman, Harry « Sweets » Edison, Barney Wilen, Art Farmer, Slide Hampton, Chet Baker, Dizzy Gillespie, James Moody, Clifford Jordan, Dee Dee Bridgewater, Phil Woods… et est également Professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.
Médéric Collignon
Le parcours de Médéric est à l’image de son talent immense, dense... boulimique ! Ce musicien à l’imagination débordante est passé par quasiment tous les styles… Alors comment présenter cet artiste "extra" ordinaire ? Ce qui impressionne d’abord chez lui c’est son énergie… une masse d’énergie qui semble être inépuisable, et c’est dans son "Jus de Bocse", quartet survitaminé qu’elle s’exprime le mieux. Sur scène, Médéric semble être partout : il décoche son cornet de poche pour envoyer très haut un phrasé Be-bop, qu’il continue en vocalise pour soudain laisser place à groove maîtrisé et quand le rythme s’énerve ses doigts retombent alors sur un clavier korg avec des airs de voltigeuse… Comme un maître marionnettiste, il manipule les instruments et les sons pour les pousser toujours plus loin. Pour Médéric, sa musique est avant tout "physique" : ondes, collisions, musiciens en action, corps en mouvement… Et lorsque l’on s’approche un peu, on aperçoit les mécaniques qui régissent cette impressionnante "machine" : un regard, une main tendue, de petits gestes... Toujours à l’écoute des autres, Médo en chef d’orchestre discret, dirige ces musiciens à la manière d’un Miles Davis. Médéric est aussi un brillant compositeur. Lorsqu’il réécrit "Porgy and Bess", le résultat est désarmant : sorte d’opéra artificiel et multicolore, dense et puissant. Pour son prochain projet, il se confrontera à la 1ère année électrique du grand Miles. Son énergie folle, Médéric la donne pour faire vivre sa musique… et l’on se met à rêver, nous aussi, qu’elle soit inépuisable.
Laurent Cugny
Né en 1955, Laurent Cugny est musicien autodidacte (pianiste). Il fonde le big band Lumière en 1979 et commence à enregistrer avec cet orchestre à partir de 1981. En 1987, il joue et enregistre avec Gil Evans et de 1994 à 1997, dirige l’Orchestre National de Jazz. Il travaille également comme arrangeur, notamment pour Abbey Lincoln, Lucky Peterson, Juliette Gréco, David Linx, Ricardo Tepperman… En 2006, il crée au Festival Jazz à Vienne l’opéra-jazz «
En 2001, il soutient une thèse de doctorat à l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) (L’analyse de l’œuvre de jazz – spécificités théoriques et méthodologiques), puis en 2004 une Habilitation à diriger des recherches (Histoire du jazz, théorie du jazz). Professeur titulaire dans cette université depuis 2006, il est l’auteur notamment de Las Vegas Tango – Une vie de Gil Evans (P.O.L., 1989, traduit en japonais en 1996), Électrique – Miles Davis 1968-1975 (André Dimanche, 1993, réédition Tractatus & Co, 2009), Analyser le jazz (Outre Mesure, 2009). Il est également coordinateur d’un projet collectif d’écriture d’une histoire du jazz en France, soutenu par l’Agence Nationale de
Patrick Saussois
Né Paris en 1954, Patrick Saussois, autodidacte de la six corde, a appris la musique en découvrant jeune Django Reinhardt et Henri Crolla. S’il a forgé son art en écoutant les guitaristes historiques, il avoue un faible pour la richesse harmonique des Brésiliens, la spiritualité d’un Grant Green, mais aussi et surtout pour ceux qu’il côtoya souvent alors tout jeune guitariste dès les années 60 ; Jacques Montagne, Maurice Ferret, Lousson, Joseph et Babik Reinhardt ou le grand Matelo Ferré qu’il a souvent accompagné.
Son insatiable curiosité musicale l’a mené vers tous les styles de jazz et de musique dans le plus large sens du terme : On l’a ainsi entendu à côté de jazzmen comme Ted Curson, Gianni Basso, Richie Cole, Bucky Pizzarelli, mais aussi accompagnant des chanteuses et chanteurs, le gratin des accordéonistes swing-musette ou s’essayant à la musique contemporaine.
Sa discographie, plus de 20 albums en leader, témoigne de cet esprit d’ouverture artistique. Fruit de toutes ses expériences, il a créé en 1996 le groupe « Alma Sinti » dont le cinquième album est paru en mai 2006, largement salué par la presse spécialisée.
Il a également été nommé deux fois consécutives aux DjangodOr 2006 et 2007 pour ses derniers albums. Ce fédérateur d’énergies, communicatif et érudit, fait plus que tutoyer un héritage. Il se l’approprie, en ayant l’intelligence de ne pas se faire happer par la nostalgie, un piège facile dans ce style musical. Au contraire, il se fait un point d’honneur de composer des originaux et de choisir ses reprises dans d’autres sphères musicales. Les arômes de dancing, valses manouches, l’esprit bohémien…S’agit-il de jazz ou de world made in Paris.
Patrick Saussois se produit fréquemment à l’étranger, particulièrement aux USA, au Canada, en Belgique, au Maroc mais aussi en Europe.